JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES : CÉLÉBRER LES AVANCÉES ET POURSUIVRE L’ÉGALITÉ

Le 8 mars marque la Journée internationale des droits des femmes, une occasion de reconnaître les avancées réalisées et de souligner l’impact concret des femmes qui façonnent nos milieux professionnels et notre société, tout en rappelant que l’égalité reste un enjeu actuel.

Sous le thème Droits. Justice. Action.[1], cette édition met en lumière une réalité porteuse : lorsque les droits sont pleinement exercés et que des actions concrètes sont posées, le changement est réel et durable. Des progrès importants ont été accomplis au fil des années, notamment dans nos lois et dans la place occupée par les femmes au sein des instances décisionnelles. Mais ces avancées ne signifient pas que le travail est terminé.

Dans le domaine juridique et en propriété intellectuelle, nous constatons cette évolution de près. Des femmes occupent aujourd’hui des rôles stratégiques, dirigent des équipes, influencent les orientations d’affaires et contribuent activement à l’innovation. Elles inspirent par leur rigueur, leur leadership, leur capacité à conjuguer ambition et équilibre, et par leur volonté d’ouvrir la voie aux générations suivantes.

Pour souligner la Journée internationale des droits des femmes, nous avons donné la parole à une représentante de chaque groupe de pratique chez ROBIC. À travers leurs expériences et leurs perspectives, elles rappellent que le progrès repose sur des modèles inspirants, des milieux de travail engagés et, surtout, des actions concrètes.

« Droits. Justice. Action. » est un rappel puissant que l’équité ne se décrète pas : elle se construit. Dans ma pratique en droit des affaires, j’œuvre à l’intersection du droit, de l’innovation et de la propriété intellectuelle, là où les décisions prises aujourd’hui façonnent le monde de demain. Protéger l’innovation, structurer la croissance et sécuriser les actifs stratégiques sont autant de moyens concrets par lesquels le droit peut générer un impact durable.

Rayonner en tant que femme dans un milieu historiquement masculin implique encore de naviguer des biais, parfois subtils, parfois bien ancrés. Ces réalités renforcent l’importance de créer des espaces où les femmes peuvent s’exprimer, diriger et influencer les décisions stratégiques.

Je me considère privilégiée d’évoluer dans un cabinet qui valorise le talent féminin et favorise une culture de collaboration. Être entourée de femmes inspirantes, solidaires et ambitieuses fait toute la différence : ensemble, nous faisons évoluer les pratiques, ouvrons les voies à une nouvelle génération de leaders et contribuons activement à bâtir un milieu plus équitable, inclusif et tourné vers l’avenir.

— Amélie Côté, directrice, avocate

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, j’ai envie de parler d’un sujet que vivent plusieurs femmes qui fondent une famille : l’injustice qui entoure encore la maternité et le travail. Les droits existent, oui. Mais dans la réalité quotidienne, l’égalité n’est pas toujours au rendez-vous.

Dans le monde du travail, l’annonce d’une grossesse peut encore créer un malaise dans des milieux parfois rigides ou peu accommodants, comme notre pratique juridique. Il y a la pression, implicite ou non, de revenir vite. Il y a aussi cette crainte, au retour, d’avoir été remplacée ou de perdre des clients, alimentée par l’idée qu’une mère serait moins engagée professionnellement. À cela s’ajoute la charge mentale parentale, qui repose encore majoritairement sur les mères.

Heureusement, les choses évoluent. Au Québec, les politiques parentales se sont améliorées au fil des années et encouragent davantage le partage des responsabilités. Et je suis sincèrement fière de faire partie de ROBIC, un cabinet qui comprend ces réalités et soutient concrètement ses équipes avant, pendant et après les congés parentaux.

— Virginie Brien Gagnon, avocate sénior, agente de marques

Au travers de nos parcours personnels et professionnels, nous rencontrons des personnes qui nous inspirent par leurs réalisations, mais également par leur personnalité. Ces personnes nous poussent à repousser nos limites. Notre ancienne collègue, Nathalie Jodoin, fait indéniablement partie de ces femmes qui nous ont inspirées et qui nous ont démontré qu’il est possible d’avoir une carrière ambitieuse combinée avec une vie familiale remplie.

Pour ceux qui ne l’ont pas connue, Nathalie s’est jointe à Robic en 1994 et nous a quittés pour sa nouvelle carrière de « grand-mère » en 2021. Nathalie a d’abord obtenu un baccalauréat en génie métallurgique et sciences des matériaux de l’École Polytechnique de Montréal en 1985, puis un baccalauréat en droit civil (LL.B.) de l’Université de Montréal en 1989, tout en donnant naissance et en élevant ses trois filles. Pour étudier pour ses examens d’agent de brevet, elle se levait à 4h00 du matin pour pouvoir étudier en paix avant le réveil de sa marmaille. Plus tard, c’est pour ses matchs de tennis matinaux qu’elle se levait aux aurores. Mais au-delà des diplômes, c’est son énergie et sa capacité à combiner la dualité travail-famille qui nous inspire.

Professionnellement, Nathalie a bâti une carrière d’une envergure remarquable. Son expertise technique et juridique l’a menée à jouer un rôle clé dans la propriété intellectuelle, notamment au sein de l’IPIC, de l’AIPPI, de FORPIQ et comme membre du Comité d’examen des agents de brevets pendant trois ans. Durant de nombreuses années, elle a représenté le département des brevets auprès du comité de gestion, tout en continuant à travailler dans les dossiers et à former les conseillers techniques. Certains d’entre vous ont connu Nathalie vers la fin de sa carrière alors qu’elle a pris le temps de vous enseigner les rudiments de la pratique d’agent de brevets avec patience. D’autres d’entre nous l’avons connue plus « sévère » et moins patiente, mais toujours rigoureuse et juste! Côté personnel, elle est restée un modèle de femme forte, engagée, brillante et profondément humaine. Elle a été présente pour ses trois filles qui sont maintenant toutes bachelières et mamans à leur tour. Elle ne s’est pas oubliée au passage, car elle a trouvé du temps pour elle, notamment en pratiquant nombreux sports! Du ski, au tennis à l’équitation, elle maniait aussi bien les antécédents de revendications que les rênes de son cheval!

Sans le savoir, Nathalie a eu ce don de nous faire grandir personnellement, de nous amener à nous dépasser et à nous démontrer que l’on pouvait très bien concilier le travail et la vie familiale. Elle nous a appris qu’on peut viser haut professionnellement sans oublier d’être vraie et présente pour notre famille.

— Dominique Pomerleau et Dominique Nolet, directrices, ingénieurs et agentes de brevets au Canada et aux États-Unis

Aujourd’hui, les femmes sont plus nombreuses que les hommes dans les facultés de droit, à l’École du Barreau et parmi les jeunes avocat(e)s en pratique privée. Je vois de plus en plus de femmes brillantes se lancer dans l’art de plaider en propriété intellectuelle, et je suis fière de pouvoir être la mentore de jeunes femmes extraordinaires. Cela n’a pourtant pas toujours été le cas, puisque le litige, surtout en matière de brevets, a longtemps été un milieu presque exclusivement masculin. Je me rappelle trop bien certains commentaires et attentes d’un autre temps, par exemple l’idée que j’étais responsable d’organiser les soupers pour les avocats masculins. Heureusement, j’ai pu minimiser ces interactions mal placées grâce à une mentore exceptionnelle.

J’ai débuté ma carrière dans les années 1990. J’étais passionnée par les brevets, les marques de commerce et le droit d’auteur dès le départ. J’ai tout fait pour me joindre au cabinet de Joan Clark, C.R., O.C., reconnue comme la fondatrice du litige en propriété intellectuelle au Québec. Elle avait terminé première de sa cohorte à l’Université de Montréal en 1954 et fut admise au Barreau en 1956. Elle s’est imposée comme l’une des plaideuses les plus respectées au pays, a plaidé et gagné trois causes devant la Cour suprême et a ouvert la voie à des générations de femmes. Travailler à ses côtés a façonné ma carrière. Elle m’a transmis les techniques de plaidoirie, l’art de naviguer dans les relations avec les clients, les juges, les collègues et les parties adverses, ainsi que la conviction qu’une femme forte n’a pas besoin d’être agressive pour se faire respecter ou inspirer confiance.

À l’époque, nous étions souvent les seules femmes en salle d’audience. Heureusement, cette réalité a beaucoup changé. Aujourd’hui, des femmes dirigent des dossiers complexes en propriété intellectuelle et, à l’image de Mme Clark, elles exigent et inspirent le respect.
Je me suis jointe à ROBIC en 2023 pour retrouver une équipe forte, diversifiée et passionnée, une dynamique similaire à celle que j’avais connue avec Mme Clark. Le département de litige en propriété intellectuelle y est majoritairement composé de femmes brillantes, notamment mes collègues Camille Aubin, Cara Parisien et Catherine Thall-Dubé, avec qui j’ai le privilège de travailler. Je suis également fière d’accompagner les plus jeunes en tant que mentore, comme Mme Clark l’a fait pour moi.

Le monde a évolué, mais il reste encore du chemin à faire. Je suis parfois étonnée d’entendre, même en 2026, certains commentaires désobligeants visant des plaideuses. Dans ces moments, il est encore plus satisfaisant de voir mon équipe féminine remporter la manche. La force secrète des femmes réside souvent dans le fait qu’elles sont sous-estimées. Et, comme Mme Clark l’a démontré avant nous, cette sous estimation est une erreur que nos adversaires apprennent vite à regretter.

— Joanne Chriqui, directrice, avocate

En cette Journée internationale des droits des femmes, nous réaffirmons notre engagement à contribuer, concrètement et durablement, à un milieu professionnel plus équitable et inclusif.

Bonne journée internationale des droits des femmes!

À PROPOS DE ROBIC
Fondé à Montréal en 1892, ROBIC jouit d’une renommée internationale et d’une réputation d’excellence en matière de propriété intellectuelle au Canada. Le cabinet a des bureaux à Montréal et à Québec et comprend une équipe d’environ 230 employés de soutien et de professionnels hautement qualifiés, spécialisés en propriété intellectuelle et en droit des affaires. ROBIC est l’un des déposants de marques de commerce et brevets les plus prolifiques au Canada et s’est taillé une réputation indéniable pour la qualité de ses conseils et services.


[1] Journée internationale des femmes 2026 : Droits. Justice. Action. Pour TOUTES les femmes et les filles. | ONU Femmes